S’il y a bien un objet qui constitue le nerf de la guerre (et le couteau suisse indispensable) dans le numérique, c’est l’ordinateur mais avant l’ordinateur il y a l’autre nerf de la guerre : l’argent. Ce n’est bien souvent pas la volonté qui manque aux établissements scolaires, culturels ou autres de créer un espace numérique de type fablab ou hackerspace mais bel et bien l’argent et l’absence d’alternatives. D’où l’idée de relater en une série de quelques posts les méthodes que j’ai pu appliquer en divers endroits pour développer un atelier numérique avec 3 francs 6 sous.

S’il y a à la base une contrainte économique, je souhaite aussi mettre en avant l’aspect écologique au travers de concepts lowtech issus du monde hacker où tout est souvent fait à partir de bouts de ficelle numérique ou non. Objectif : économie et optimisation de ressources, plutôt que consommation effrénée. Impossible dès lors de se réfugier derrière la classique excuse « on n’a pas le matériel ». Nuance ! Nous n’avons pas encore bidouillé le matériel, l’aventure pouvant constituer un beau projet de classe ou de groupe pour recueillir le matériel, le mettre aux normes et l’installer, le ranger, ainsi que gérer le fonctionnement du lieu.

Mais parlons d’abord machines ! Et le meilleur moyen de s’en procurer est tout d’abord de faire les fonds de tiroir réserve.

La plupart des établissements scolaires ne manquent en effet pas de vieux ordinateurs dont plus personne ne se soucie. Ils n’ont plus les capacités requises pour faire partie du réseau global mais peuvent encore se révéler particulièrement intéressants. De nombreuses distributions Gnu/Linux peuvent leur redonner une seconde jeunesse. Nous en ferons le tour dans un autre post.

Pour démarrer, quelques PCs suffisent. S’il vous manque du matériel, on peut toujours se tourner vers d’autres sources. Si l’apport de matériel « étranger » peut poser des problèmes de sécurité, on peut cependant se permettre quelques libertés par exemple avec des machines hors réseau. Par ailleurs, la question des périphériques ne pose aucun souci et il est alors possible de s’approvisionner chez des déstockeurs collaborant avec des entreprises ou des communautés. Je me suis ainsi souvent fourni chez Emmaüs lorsque j’étais en manque de claviers ou de câbles.

Il vaut cependant mieux épuiser les ressources internes avant d’aller récupérer du matériel de cette manière. Avant de décréter qu’un matériel est bon pour la benne, envisagez-le sous tous les angles possibles du recyclage et de l’upcycling. Avec un peu d’imagination, on peut faire des merveilles comme nous le verrons tout au long de ces quelques articles consacrés au sujet.

Avec un peu de budget, l’achat de quelques mini-ordinateurs peut constituer une bonne solution. Attention cependant à ne pas négliger les coûts annexes ! Le Raspberry Pi par exemple est un excellent choix mais je l’entends trop souvent résumé à la formule suivante « un ordinateur pour 40€ ». C’est oublier l’écran, les adaptateurs, la carte SD, le chargeur, le clavier, la souris… Nous en reparlerons plus tard.

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Il faut avouer qu’en la matière le choix n’est pas vraiment énorme et qu’il est parfois difficile de se procurer certains matériels. J’aurais donc tendance à me réfugier vers des valeurs sûres. Le nouveau Raspberry Pi 4 constitue une très bonne solution pour complèter un parc matériel obsolète (écrans, claviers…). Ce n’est certes pas un ordinateur très puissant mais nous ne cherchons pas non plus à monter un studio de modélisation 3D. Pour la programmation, le son, le pilotage de machines, l’électronique et les activités courantes de bureautique et de réseau, un Raspberry Pi fait parfaitement l’affaire. De plus, il possède une documentation très fournie et une importante communauté.

On en trouve chez de nombreux fournisseurs. Pour ma part, j’ai l’habitude de me fournir chez Kubii depuis pas mal de temps (et je précise que ce post n’est en rien un post sponsorisé, mais une recommandation).

En débutant cet article, je souhaitais établir un panel des solutions optimales pour les mini-pcs. Malheureusement il m’a bien fallu me rendre à l’évidence. Certes il existe des alternatives au Raspberry Pi mais rien de très facile à se procurer. De nombreux produits que j’utilise encore au quotidien ne sont de plus plus distribués, D’où ce choix qui peut paraître biaisé de n’évoquer que le Raspberry Pi. Les connaisseurs sauront que faire et je leur laisse entière liberté… 😉

Crédit photo : Mike Gifford / eWaste (Flickr)

 

 

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