C’est au moment où le beau temps revient que l’on est confiné chez soi. Ô monde cruel ! Je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée émue pour celles et ceux qui sont en appartement avec des enfants et je vous propose un petit exercice qui peut aider à la concentration et au calme : une méditation sonore.

Je l’utilise régulièrement dans le cadre d’ateliers consacrés au son et à la création musicale. Notre objectif est d’explorer notre environnement sonore, par exemple la classe, l’école, le musée pour en découvrir ou re-découvrir les sons, les enregistrer et les transformer en matériau sonore utilisé en live grâce à des instruments codés de toutes pièces ou avec divers logiciels de composition musicale.

La méditation sonore constitue une première étape pour s’intéresser de plus près à l’environnement sonore proche. Asseyez-vous, fermez les yeux et écoutez d’abord ce qui vous entoure, les sons les plus proches, puis concentrez vous sur les sons plus éloignés et commencez à naviguer dans l’espace et à remonter dans le temps. Qu’entend-t-on dans la rue ? Maintenant et ce matin ? Imaginez les sons de la rue d’à coté, de la gare toute proche, de la supérette du quartier. Puisez dans vos souvenirs. Tout au long de l’exercice, guidez les enfants dans la démarche, entrainez les dans vos pas en les laissant peu à peu prendre leur propre chemin. Une fois l’exercice terminé, chacun raconte son parcours et note les sons qui l’ont marqué.

L’une des méditations sonores dont je me souviens le plus se déroulait dans l’atrium du Palais des Beaux-Arts de Lille, un lieu majestueux et propice à cet exercice, en compagnie d’un groupe d’enfants autistes : les bruits de pas des visiteurs, les verres et tasses qui s’entrechoquent et la machine à café du restaurant, le bruit de la pluie sur le vitrail, le grincement et le glissement des portes sur le sol, les bruits de voix qui se transformaient en musique… Tout un ensemble de sons amplifiés par la réverbération du lieu (environ 7 secondes pour les connaisseurs). Notre promenade virtuelle nous a emmenés ensuite sur la place de la République, dans la rue, dans le bus qui avait amené le groupe, enfin chez chacun des enfants au moment du petit-déjeuner, certains faisant l’analogie entre la machine à café familiale et celle du musée. Il y avait beaucoup à raconter et chacun a pu ensuite s’exprimer à sa manière dans une ambiance plutôt calme.

En fonction du public et de la concentration, cela peut durer cinq minutes comme dix ou quinze. À vous de définir la durée dès le départ sans hésiter à « rallonger la sauce » si vous sentez qu’il y a matière à poursuivre. Sur l’aspect « méditation pure », le son n’est qu’un prétexte propre à un retour sur soi et au calme. En se concentrant, on évacue le stress, les idées en vrac. Je ne me ferai pas sophrologue de comptoir, ayant des ami.e.s en particulier ma meilleure amie bien plus calée que moi sur le sujet mais j’ai pu tirer de cette méthode de nombreux bénéfices. Tentez l’expérience surtout avec de très jeunes enfants. Vous n’avez rien à perdre.

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