La réalisation récemment d’une formation sur le sens de la technologie et du numérique m’a fait remonter très loin dans mes souvenirs et dans ce que cela signifiait de grandir dans les années 80 et 90 : intelligence artificielle, transhumanisme, ordinateurs, exploration spatiale, robots, musique électronique, premiers réseaux… Tout se trouvait déjà dans nos dessins animés et films et j’en avais plein les yeux. Je pensais comme beaucoup que l’an 2000 serait extraordinaire et que nous aurions fait de grands pas. La réalité a été un peu moins intéressante. Mais j’y reviendrai sous peu pour ne pas ternir ce blog d’une note pessimiste.

Cela remonte donc à loin. Je devais avoir entre 7 et 10 ans et mes parents m’ont emmené voir ce spectacle intitulé « La fresque biblique » que décrit cet article du Télégramme tardif de 1998. Pour ma part, cela remonte à plus longtemps que cela.

Il y a quelques années, Jean-Pierre Vanhecke, le créateur du spectacle, découvrait, dans les greniers d’une maison d’édition, des centaines de dessins peints à la gouache, qui racontaient la Bible. Il a rêvé de les faire vivre sur un écran géant. Il s’est entouré d’une équipe compétente. L’auteur, Jean Debruynne, est l’ancien aumônier national des Scouts et Guides de France. Les dessinateurs, Jean Torton et Claude Lambert, ont été tous deux des compagnons de route d’Hergé. Après avoir collaboré activement à la création des décors de célèbres dessins animés, ils n’hésiteront pas, dans les années 1970, à consacrer près de dix années de leur vie pour dessiner toute la Bible. Le musicien, Alan Will, est l’un des grands dans le domaine de la musique électronique. Il s’inscrit dans la lignée de Jean-Michel Jarre, de Vangelis. Cette fresque biblique met en oeuvre six projecteurs, écran géant de 20 m2, et 1.400 diapositives.

Je me souviens assez peu du spectacle qui certes m’avait enchanté mais j’avoue que mes regards se sont plus souvent tournés vers les claviers, en fait le clavier, d’Alan Will qui jouait en direct. Mes souvenirs me montrent un petit clavier cependant relié à une façade impressionnante de racks de synthétiseurs, les bons vieux synthés analogiques avec tous leurs boutons.

J’avais pu échanger un peu avec lui à la fin. Il nous avait montré comment il créait ses sons. J’avoue que cela reste assez flou mais, s’il y a bien un souvenir tangible de ce spectacle, c’est la cassette que j’ai achetée et que je possède toujours. Je l’ai numérisée depuis et je ne m’en lasse pas.

J’ai trouvé assez peu d’informations sur ce compositeur, ainsi que peu d’enregistrements. Il figure sur des blogs spécialisés dans la catégorie « raretés » mais je n’ai jamais oublié la claque musicale qu’il m’avait mise ce jour-là et ce n’est pas un hasard si cette musique me passionne et si j’en produis régulièrement.

Le morceau ci-dessus vous donnera un bel exemple. Il figurait sur le spectacle mais sans le piano.

Je tenais donc à lui rendre ce petit hommage. Un compositeur oublié mais non sans importance. Si vous avez plus d’informations, je suis preneur.

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